Simu USIC : apprendre à agir ensemble face à l'urgence
Clap de fin pour la saison 2026 de la simu USIC : des résultats toujours aussi concluants !
Comme chaque année depuis 2017, le mois de juin aura été marqué par la clôture des ateliers annuels de simulation pour les équipes de l'Unité de Soins intensifs de Cardiologie. Menés par le Dr Laure BATIAS, Chef de service de l'USIC et formatrice en simulation, ces ateliers auront permis de d'accompagner cette année 49 professionnels, médecins, infirmier-e-s et aides-soignant-e-s en équipe pluriprofessionnelles.
Simulation en santé : apprendre à agir ensemble face à l’urgence
À l’Unité de Soins Intensifs de Cardiologie (USIC), la simulation s’est imposée comme un outil de formation incontournable. Depuis 2017, médecins et soignants s’entraînent régulièrement à gérer des situations critiques reproduites au plus près de la réalité. Au-delà des compétences techniques, ces exercices renforcent surtout la communication et le travail d’équipe.
« Quand je compare les premières sessions à celles d’aujourd’hui, il y a une progression nette », observe le Dr Batias, chef de service de l’USIC et formatrice en simulation. « Les équipes sont mieux organisées, le stress est moins important et chacun connaît davantage son rôle. »
Les scénarios proposés reproduisent des situations d’urgence telles que les arrêts cardiaques, les réactions allergiques sévères ou les chocs hémorragiques. L’objectif : permettre aux professionnels de répéter des situations qu’ils rencontrent rarement mais qui nécessitent une réaction rapide et coordonnée.
Pour Marina, infirmière en cardiologie depuis treize ans, l’intérêt principal de la simulation réside dans les compétences relationnelles qu’elle développe. « La simulation nous apprend surtout à mieux communiquer. Dans l’urgence, il faut verbaliser ce que l’on voit, ce que l’on fait et ce dont on a besoin. »
Cette communication structurée devient progressivement un réflexe. « Les points de situation sont devenus beaucoup plus naturels », confirme le Dr Batias. « Aujourd’hui, dans l'équipe, une infirmière peut plus facilement interpeler un médecin pour vérifier une consigne, et inversement. Les deux côtés s’autorisent à se corriger. »
Après chaque exercice, un temps de débriefing permet aux participants d’analyser leurs pratiques. Pour le Dr Batias, cette étape est essentielle : « La simulation permet aux soignants de se voir faire, d’avoir un retour sur leur pratique et de la commenter eux-mêmes. Cela ancre beaucoup plus les apprentissages. »
Les bénéfices se ressentent ensuite dans les situations réelles. « Les soignants participent davantage lors des réanimations. Il y a moins d’appréhension et chacun trouve plus facilement sa place », constate Marina.
Les scénarios sont également construits à partir des besoins du terrain. Certaines situations sont proposées par les équipes elles-mêmes, à partir de difficultés rencontrées dans leur pratique quotidienne. Une manière d’adapter en permanence les entraînements aux réalités du service.
Pour Marina, la répétition reste un élément clé. « Une fois diplômés, nous avons peu d’occasions de nous entraîner. La simulation est l’un des rares moments où l’on peut répéter, analyser nos pratiques et progresser collectivement. »
Dans un environnement où chaque minute compte, ces entraînements apparaissent aujourd’hui comme un véritable levier pour renforcer la qualité et la sécurité des soins.
LE SAVIEZ-VOUS ?
‼️ 2017 : c'est l'année de création du programme proposé par HOPSIM en collaboration avec l'USIC et le Pôle URCN du CHMS
‼️ 110 : c'est le nb de sessions de simulation pour les équipes pluriprofessionnelles organisées par HOPSIM depuis la création du programme
‼️ 353 : c'est le nombre d'apprenants formés par la simulation depuis 2017 (médecins, infirmiers, aides-soignants)
❓ Pourquoi on soutient ce programme au CHMS ? Parce qu'il coche toutes les cases et qu'il porte haut la qualité HOPSIM :
✔️ Réponse au référentiel de certification des établissements de Santé
✔️ Efficience de la simulation dans les règles de l'art du Guide de bonnes pratiques de la simulation (HAS/SoFraSimS)
✔️ Couverture idéale des compétences à mobiliser pour un enseignement optimal : équipes de formateurs en simulation mixte composée d'un médecin cardiologue et de formateurs urgentistes
✔️ Taux de satisfaction générale des apprenants (sessions 2025) : 4,9 sur 5
Photos prises avec l'accord des participants à la session.